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 « Et une pizza, ça te dit ? » ▬ Berlin & Serah

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Serah E. Fleming
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MessageSujet: « Et une pizza, ça te dit ? » ▬ Berlin & Serah   Jeu 7 Aoû - 0:20




« Et une pizza, ça te dit ? »
Berlin & Serah

« Je passe par Minnea ce mardi, rdv chez luigi, environ 18h » Envoyer. Pitié, pitié, pars petit message. Pars et arrive jusqu'à ton destinataire... Il était 12h17 et nous étions dimanche lorsque j'avais envoyé le message. Je me disais qu'il aurait le temps de le recevoir en plus de quarante-huit heures ? Mais j'avais entendu parler de quelques réseaux téléphoniques qui avaient sautés, alors je m'inquiétais sérieusement. De toutes façons, il fallait que j'aille à Minneapolis, pas parce que je devais faire un plein de vivre ou quelque chose dans ce genre, non, parce que je devais voir Berlin ; et c'était une raison suffisante à mes yeux. Que je vous explique : cela faisait des jours que je ne croisais absolument personne que je passais sur les routes ou à travers les forêts, les plaines, les déserts, d'accord, j'exagère. J'avais besoin de voir quelqu'un, même si d'habitude je semblais sérieusement me complaire dans ma solitude, les voix dans ma tête devenaient de plus en plus dérangeantes. Il me fallait une épaule sur laquelle m'appuyer et Berlin semblait le plus à même de réussir cela. Cela faisait bientôt trois mois que je ne l'avais pas revu. Trois mois depuis mon réveil. J'aurais bien fêté cela, au lieu de fêter mon anniversaire. Le pire, c'est que je ne me souviens même pas de quand c'était. Un jeudi ou un vendredi ? Quel temps faisait-il ? J'avais l'impression de devenir dingue. J'avais l'impression que ma mémoire avait de plus en plus de mal à encoder tout ce que je lui donnais, mais à vrai dire je soupçonnais mon être d'être simplement un peu trop paranoïaque. Il m'arrivait même de penser que si je ne me rappelais de rien de ma vie d'avant, c'était peut-être parce que je n'avais pas eut de vie avant ? Ou quelque chose du genre. Mais la présence du bracelet à mon poignet me laissait songer que quelqu'un avait dû me l'offrir, oh, pitié, j'avais quand même des amis, non ? Je ne me l'étais toute de même pas offert à moi-même ?!

Vous allez me demander, bientôt qui était "Luigi" hein ? C'était simplement une pizzeria à Minneapolis. Abandonnée, bien sûr, mais je me souvenais très bien m'être mise à l'abri à l'intérieur de celle-ci sous les conseils de Berlin. J'en déduisais qu'il devait s'en souvenir, ou du moins je l'espérais grandement. Alors j'étais partie du lac Dakota, quelques jours avant d'envoyer le message. Oui, avant que vous ne posiez la question, j'étais partie en moto. C'était loin d'être le transport le plus discret mais il avait le mérite d'être rapide et ce n'était pas à négliger. Hélas, je devais m'atteler à des arrêts très souvent car l'essence était devenu une denrée rare, remarquez qu'elle l'a toujours été ▬ oui, je me souviens du monde, juste pas de ma vie en fait ▬ mais que je n'imaginais pas avoir à siphonner des réservoirs pour retourner dans la ville la plus dangereuse du coin. Enfin, peut-être que je l'imaginais, je ne sais pas. Mais je doute avoir eu des dons de divination dans ma vie précédente. Et le lundi précédant le... Mardi, j'étais aux alentours de la ville, préparant mon arrivée. Je savais que rester à bonne distance de la ville était préférable, et pour ne pas attirer l'attention dans mon arrivée dans les banlieues avoisinantes, j'avais préféré abandonner ma moto - qui n'était pas vraiment la mienne, naturellement - aux alentours d'une station service un peu abritée, histoire de pouvoir la retrouver si j'avais de la chance. Et j'avais passé la nuit dans la cave d'une maison presque en bon état, il ne manquait que la moitié des fenêtres et des portes, heureusement la cave fermait de l'intérieur, alors je m'y était enfermée avec précaution. C'était fou comme vivre seule et me débrouiller pouvait m'apprendre des choses. A moins que je saches déjà tout ça avant. Mais j'en doute, sincèrement.

Enfin, le mardi, dès seize heures j'étais déjà chez Luigi, assise sur un table du fond en train de piquer dans une réserve de tomates séchées. D'ailleurs elles étaient délicieuses, ce bon vieux Luigi ne lésinait pas avec la marchandise et dieu merci, voilà qui pourrait peut-être me sauver la vie. Je glissais quelques conserves dans mon sac lorsque j'aperçu "18:00" passer sur le téléphone que je guettais. Ah. Combien de temps devais-je attendre avant de devenir complètement ridicule ? Combien de minutes, combien d'heures, de jours ? Il y eut une explosion un peu plus loin dans la rue, qui fit trembler les murs et vibrer les restes de verre sur le sol, je frissonnai avant de baisser les yeux, j'espérais de tout cœur qu'il ne soit pas arrivé quelque chose à Berlin... Et seulement maintenant, j'y réfléchissais : qu'est-ce que je pourrais lui dire s'il venait réellement ? Merde. J'aurais dû penser à ça avant de venir sur un coup de tête !
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Peut-être que ce n'est qu'une fois, qu'un sourire, qu'un baiser, qu'un soupir envolé. Si seulement ma mémoire me laissait entrevoir ce qu'était la vie d'autrefois. Peut-être qu'il faut payer le prix de la trahison, le prix du sang, mais il tache mes mains, à nouveau. Je m'extasie de la beauté du monde, de la force de la nature, quand les hommes sont les proies de la terreur. Je n'ai pas peur tu sais. Non. Jamais. ▽ où es-tu ?
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MessageSujet: Re: « Et une pizza, ça te dit ? » ▬ Berlin & Serah   Jeu 7 Aoû - 3:40




Serah & Berlin

« Et une pizza, ça te dit? »

La situation ne s'était réellement pas améliorée. À vrai dire, c'était plutôt le contraire. Plus les jours passaient, et plus les blessés s'accumulaient. Il vaut mieux ne pas mentionner les morts. C'était la pure décadence. Sortir dehors se résumait à peu près à risquer sa vie. Mais sortir pour aller où ? Il n'y a plus rien, dehors. Que des débris et du désespoir.

Berlin se trouvait au fond d'une ruelle, ses baskets déchirées et trempées. Et il n'avait aucune idée de la nature du liquide qui s'accumulait dans les trous de l'asphalte. Il préférait ne pas savoir. Avec d'autres membres du gang, ils étaient accroupis devant une carte de la ville. À établir des points stratégiques, à éviter certains affrontements avec d'autres groupes. Bien entendu, à ce point là, certains gangs s'étaient formés que dans le but de se battre. Profiter un peu de la violence, et de l'absence de l'intervention du gouvernement. Il y en a toujours des comme ça. Des fous. Berlin se mordille l'ongle du pouce gauche. Il ne devrait pas faire ça, ses doigts sont tellement souillés, ses ongles incrustés de saletés. Mais il ne peut s'en empêcher. Et puis, penser à toutes les maladies qu'il pourrait chopper, à la façon la plus idiote dont il pourrait mourir -s'effondrer parce qu'il se mange les ongles, c'est quand même vachement con, dans un monde où les gens se font assassiner aux intersections-, ça l'empêche de se rappeller à quel point la ruelle est étroite, de se rappeller que l'issue du fond est bloquée.

Pendant que Berlin et ses disons, coéquipiers, se penchaient sur la carte, un autre membre s'affairait à quelques mètres d'eux. Berlin le surnomme WiFi. De un, parce qu'il connait pas son prénom. Et aussi parce qu'il travaille à l'ancienne, avec un tas de câbles et d'autres vieux machins. Ironie. Un autre membre que le gang avait forcé à rejoindre, non pas parce qu'il portait un bracelet, mais parce qu'il était réputé pour ses capacités intellectuelles supérieures à la moyenne. Le genre qui rafle tous les prix de maths et qui programme des jeux vidéos dans ses temps libres. Enfin, à l'époque où ce genre de choses existaient. C'est drôle à dire. Ça semble si lointain, et pourtant...

Soudain, WiFi laissa s'échapper un petit bruit de satisfaction, avant d'annoncer qu'il avait réussi à se connecter à un réseau cellulaire. Il faut dire, les téléphones n'étaient plus vraiment de mise, ces derniers temps. Plus de réseau, plus d'internet. Et pourtant, on dit que certaines tours émettent encore, et qu'il est possible de capter quelque chose, avec un peu de chance.

Il semblerait qu'ils aient de la chance aujourd'hui. Berlin se saisit de son téléphone, qu'il gardait en permanence dans sa poche. Un vieux modèle, rempli de numéros maintenant hors-service. Sauf un.

Bien entendu, la connexion n'était pas ce qu'il y avait de plus rapide, mais en tournant l'appareil à certains angles, et en espérant beaucoup, on arrive à un certain résultat. La boîte mail indiquait (1). De la part de Serah.

Serah, il l'a rencontrée à l'hôpital. Elle venait de se réveiller. Il ne sait pas comment elle s'est retrouvé là, mais ce qu'il sait, c'est qu'à son réveil, elle ne se rappellait plus de rien. Ou du moins, elle ne savait plus qui elle était. Berlin n'aurait jamais cru faire face à ça. Mais en même temps, il y a beaucoup de trucs qui lui sont arrivé auxquels il aurait jamais cru faire face ces derniers temps. Il faudra qu'il change ses repères. Il l'a vue, encore un pack de morphine volé glissé tant bien que mal dans sa poche. C'était étrange, l'expression qu'elle avait sur son visage. Totalement déroutant.

Et maintenant, ça faisait plusieurs mois qu'il ne l'avait pas revue. Ils s'échangeaient quelques messages de temps en temps, quand l'un ou l'autre arrivait à trafiquoter un peu les ondes.

« Je passe par Minnea ce mardi, rdv chez luigi, environ 18h »

Mardi, c'était demain ça. Berlin tapota rapidement une réponse, rien de compliqué. « OK. Je serai là. » Sauf que le message ne s'est jamais rendu à son destinataire. Échec de la connexion. En même temps, ça aurait été presque un miracle de capter le réseau aussi longtemps. Mais peu importe, Berlin y sera.

Le matin, Berlin mis un temps fou à négocier avec le reste du gang. Mais non, il allait pas faire de conneries. Il s'absente que pour la soirée quoi. La ville est bien capable de s'autodétruire seule. On avait besoin de lui pour un truc à dix-sept heures, ensuite il peut bien aller faire ce qu'il veut, tans qu'il mets pas les autres dans la merde. Deal.

C'était pas grand-chose. Enfin, la routine. Des petites opérations de reconnaissance, rien qui implique les poings. Il faut dire, ils étaient plutôt bien organisés. Pas le genre à se lancer dans la mêlée sans aucune raison.

À dix-huit heures moins dix, Berlin se mit en route. Il opta pour du jogging, vu que les transports étaient totalement kaput, et sa moto ruinée depuis quelques semaines déjà. La pizzeria ne se trouvait pas trop loin, mais il fallait faire preuve de prudence excessive dans Minneapolis, alors forcément ça rallonge le chemin. La pizzeria a bien entendu fermé ses portes depuis longtemps. Il avait l'habitude de la fréquenter avec les potes, passant des soirées à déconner dans ce petit restau, tandis que les cuisiniers et les livreurs s'affairaient à l'arrière.

Il était passé dix-huit heures lorsqu'il poussa la porte du restaurant. La lueur du jour qui se diluait tranquilement dans le ciel, assombri par la fumée des explosions et la nuit qui s'installait. Enfin, façon de parler, ça fait un bout de temps que la porte -ou plutôt ce qu'il en reste- ne tourne plus sur ses gonds. Il repéra automatiquement Serah, la seule présence vivante dans le bâtiment. Elle était assise au fond. Berlin n'hésita pas à la rejoindre. Sans penser à ce que ces "retrouvailles" impliquent, il se hâte en direction d'elle.

Pas de doute, c'est bien la Serah qu'il a connue il y a à peine quelques mois, qu'il a amené aux portes de la ville, des siècles auparavant il lui semble.

« Salut Serah ! »
Berlin, il aime pas s'embarrasser avec les mots.
Toujours sans hésiter, il prend place en face d'elle. Il se prend pas trop la tête avec les petits détails.

« Je te demanderais bien si ça va, mais je crois que y'a pas grand monde en forme ces temps-ci. »
Il avisa une boîte de tomates sur la table, que Serah avait entammé. Une fois de plus, sans hésiter il se servit. Ça c'était de la vraie bouffe, et il n'avait pas à la partager avec une dizaine d'inconnus.

« Alors dis moi, qu'est-ce qui t'amènes par ici? La ville est pas vraiment jolie ces derniers temps. »
Il mâche une tomate. Vraiment délicieuses, y'a pas à dire.

« Dire qu'on surnomme même la ville Murderapolis. Le pire, c'est qu'ils ont pas tort. Mais je dois dire, je suis bien content de voir que t'es arrivée saine et sauve. »

Ouais, dans cette ville complètement défigurée, Berlin était bien content de voir un visage familier. Et de faire un truc comme partager une boîte de tomates séchées. Ce qui aurait pu être tellement banal il n'y a pas si longtemps était maintenant une petite rencontre inespérée dans le chaos qui régnait autour.


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Serah E. Fleming
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MessageSujet: Re: « Et une pizza, ça te dit ? » ▬ Berlin & Serah   Jeu 7 Aoû - 19:25




« Et une pizza, ça te dit ? »
Berlin & Serah

Je fixais une pendule arrêtée sur le mur quand j'entendis sa voix. Et sursautai. Il était vraiment venu ? Il n'était même pas en retard. Je n'arrivais pas vraiment à y croire, il fallait le dire, ce n'était pas que je doutais de lui, mais plutôt des conditions qui nous opposaient. Je déposai mon regard sur les tomates avant de sourire légèrement en le voyant en piquer une. Après tous, nous étions tous dans la même galère, mais j'avais vu des groupes avec un « chef » qui rationnait la nourriture pour les autres - y comprit les enfants - et qui allait se goinfrer dès que les autres avaient le dos tourné. L'humanité avait-elle toujours été aussi gerbante ? J'imaginais que vu l'avis inconscient tranché que j'avais là dessus, à mes yeux ça n'avait jamais été différent. Mais je ne criais pas à l'injustice tous les deux mètres, tant que les gens trimbalaient leurs histoires loin de moi, c'était parfait. Je ne voulais pas être mêlée à une histoire de clan, de gang, de groupe ou peu importe de quoi d'autre. Qu'on évite d'agresser mon être avec des images horribles et je resterai sagement dans mon coin, fin de l'histoire.

Qu'est-ce qui m'amenait dans la belle Minneapolis ? Difficile à dire avec des mots. Une impression, une inquiétude, nullement liée à la ville, bien sûr, mais davantage à mon camarade. Seulement, étais-je assez honnête avec moi-même pour lui balancer ça comme ça ? Et puis merde. « Arrête, c'est splendide pour quelqu'un qui serait fan du déstructuré. » Déstructuré, ou juste complètement détruit. Je ponctue ma phrase d'un sourire et saute de ma table, évitant les éclats de verre au sol pour disparaître simplement dans la cuisine pendant quelques secondes ou je fouillais un peu partout. Enfin, je réapparu avec une conserve de taille raisonnable et la posait sur la table, ça disait "pêches au sirop", mais pour moi ça ressemblait au paradis dans l'immédiat. J'extirpai un ouvre boite de mon sac - un objet indispensable actuellement à vrai dire - et piquai deux fourchettes propres dans un coin du restaurant en tendant une à mon camarade. « Je sais pas si t'arrives à toucher à des produits frais dans le coin, mais commence par ça... » Je fronçais les sourcils et extirpait quelques abricots d'une boite précieusement gardée dans mes affaires avant de les poser sur la table. « Et je t'ai ramené ça ! Je les ai trouvé sur le chemin, j'en ai goûté quelques uns, ils sont vraiment bons. »

Peut-être que dans l'état actuel des choses, ça ressemblait à un bouquet de fleur, mais j'imaginai qu'entre « amis » on échangeait des infos et de la nourriture. Remarquez, je lui devais bien ça, sans aucun doute. Mais j'ignore si j'étais dû genre à m’acquitter de mes dettes, surtout ce genre de dettes qui parait assez éternel. Je piquais une pêche dans la conserve, l’égouttant avec précaution avant de la manger et soupirai faiblement. C'était vraiment trop bon. « Je sais même pas comment j'ai fais pour m'en sortir ces derniers mois. Mais je commençais à m'inquiéter un peu pour toi, très honnêtement, avec les coupures de réseau et tout ça... » Serah, miss honnêteté 2019. Il fallait dire que l'ambiance de la ville ne m'avait pas vraiment rassurée, même si il ne me semblait pas qu'elle avait beaucoup changée depuis ma dernière venue. Des rues vides, glauques, des bruits qui laissaient supposer qu'on pouvait se faire buter à chaque angle mort, des coups de feus au loin, des cris, parfois. Rien de bien accueillant, en somme. Mais j'étais là. Peut-être que la violence de Minneapolis était franche, au moins. Quand tu entrais ici, tu savais pertinemment que tu risquais ta vie, c'était presque placardé partout, et le nombre de corps en semi putréfaction que j'avais croisé donnait vite le ton. Par contre, quand tu arrivais à enfin te réfugier dans une ville « sûre », y avait un attroupement de gens avec des intentions plus ou moins bonnes qui te tombaient dessus, te piquaient tes biens/t'embrigadaient dans des plans foireux/te tuaient simplement. Alors oui, je préférais de loin venir ici et être constamment sur mes gardes d'un danger évident que me pointer dans un endroit tranquille et crever parce que quelqu'un avait décidé de m'empoisonner parce que ma tête lui revenait pas. Oui. Jugez-moi.

« C'est con, sans doute, mais t'es à peu près la seule personne que je connais dans le coin. Et en fait, j'ai toujours aucun indice sur ce que j'étais avant, donc je préfère m'assurer que t'es en vie et que t'as l'intention de le rester. » Serah, ça voulait dire quoi ça ? Que j'avais peur qu'il décide d'abandonner et de se tirer une balle dans la tête pour en finir ? D'un autre côté, le chaos environnant m'avait laissé voir des choses que j'aurais préféré éviter de voir à tout prix. Vraiment. Mais encore une fois, l'humain est une créature dégueulasse, vous voyez ?
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Peut-être que ce n'est qu'une fois, qu'un sourire, qu'un baiser, qu'un soupir envolé. Si seulement ma mémoire me laissait entrevoir ce qu'était la vie d'autrefois. Peut-être qu'il faut payer le prix de la trahison, le prix du sang, mais il tache mes mains, à nouveau. Je m'extasie de la beauté du monde, de la force de la nature, quand les hommes sont les proies de la terreur. Je n'ai pas peur tu sais. Non. Jamais. ▽ où es-tu ?
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MessageSujet: Re: « Et une pizza, ça te dit ? » ▬ Berlin & Serah   Sam 16 Aoû - 4:03




Serah & Berlin

« Et une pizza, ça te dit? »

Ça semblait irréel. Une petite rencontre, juste comme ça. Alors qu'à peine quelques coins de rues plus loin, la bataille faisait rage et le son des explosions résonnait à travers la ville.

Berlin sourit. Le destructuré? Oui, si on veut.

« Y'a problablement une âme d'artiste aura une envie folle de faire une toile de la ville, qui sait? »

Mais il faut dire, en réalité, Berlin il sourit parce qu'il est bien content de voir Serah.

C'est fou comme la pizzerria a totalement été abandonnée, et pourtant il y en encore de la bouffe, là comme ça à la portée. Probablement que les autres se sont aussi dit qu'il restait plus rien. Bah, tant mieux, ça leur en faisait plus pour eux.

« Hum, des produits fraits, ce serait bien. Mais dans l'état actuel des choses, de la bouffe tout court ça suffit. » Il avait dit ça d'un ton naturel, comme si c'était normal, de survivre avec presque rien.
Et puis il se mit à s'empiffrer de fruits en conserve. C'était la totale. Une chance qu'il n'a jamais été du genre gêné, et qu'il n'avait aucun scrupule à lécher le sirop qui glissait sur sa main, qui restait sur sa fourchette. Ouais non, ça c'était le vrai luxe.

« Oh ça alors, t'es sérieuse? Y'a encore des endroits où les fruits arrivent à pousser ? »
Aucune ironie dans ses propos. Avec la situation présente à Minneapolis, c'est plutôt difficile de s'imaginer c'est comment ailleurs. C'est clair que ça pouvait pas être pire, mais on s'imaginait tout de même pas des clairières bordées d'arbres fruitiers.

Berlin s'empara d'un abricot. Serah ne mentait pas, ils étaient vraiment délicieux. Oh le goût sucré des fruits, ça fait tellement longtemps qu'il a pas expérimenté ça. Depuis avant la crise même. Berlin s'était converti aux sucreries en tout genre, et avait négligé les fruits et légumes pendant assez longtemps.

Berlin, il savait pas trop c'était quoi sa relation avec Serah. Il l'avait aidé, et maintenant c'est elle qui l'aide. On pourrait appeller cela de l'amitié, non?

Et puis il se tut un moment, avant de répondre. C'est rare ça, qu'il réfléchisse avant de parler. Mais ce que Serah venait de lui dire le touchait vraiment. Elle s'inquiétait pour lui? Il ne saurait pas trop expliquer pourquoi, mais ça lui faisait de quoi. Il était même plus sûr que son existence importe vraiment à quiconque. Sauf à ses parents, peut-être. Mais eux au moins, ils sont loin, ils sont probablement en sûreté. Berlin espère que le cas Minneapolis ne se reproduise pas ailleurs. Sauf ses parents donc, il croit que les gens ont d'autres soucis plutôt que de s'informer si le Français à côté est encore vivant. Et il faut avouer, Serah a plutôt occupé ses pensées. Ils gardaient contact tant bien que mal, mais à part quelques courts messages de temps en temps, c'était silence radio. Alors, de savoir que Serah s'est déplacée jusqu'ici entre autres à cause de lui -il refusait de croire que c'était totalement relié à lui, il se sentirait mal de la faire traverser l'État pour ça-, ben forcément ça le laisse pas de marbre. Et puis lui aussi il s'inquiétait, et d'un côté, ça le rassurait de la voir là, comme ça, devant lui.

« Ouais, tout le monde essaye de survivre. Mais tu sais...»
Il attrapa un autre abricot. Autant en profiter pendant que personne n'aura à l'obliger à partager ça équitablement avec des gens qu'il connaît que de nom.

« Enfin, ça me touche franchement ce que tu me dis là. Je m'inquiétais également, et j'suis également content de voir que tu vas bien. Mais ça, je te l'ai sûrement déjà dit. »

S'il avait l'intention de rester? Enfin, c'est clair qu'il pouvait pas tout balancer ça comme ça. De toute façon, il était trop impliqué dans ce merdier pour lâcher tout ça. Il espérait bien voir venir la fin de tout ça.

« T'inquiètes pas pour ça, j'ai une volonté d'acier! Ou de fer, au choix. »
Mais il est vrai qu'il s'inquiétait plutôt pour l'état de Serah. Oh combien il aimerait l'aider à retrouver ses souvenirs. Mais l'amnésie, il y connaissait rien, et puis il en connaissait pas plus sur Serah. Elle était pas originaire de Minneapolis, et Belin, il est pas souvent sorti de là. Enfin, quelques vacances ça et là, mais rien de plus. Mais Berlin est bien déterminé à aider. Peu importe ce qu'il fallait faire. Même si ça impliquait une rencontre comme ça, un peu hasardeuse en pleine anarchie. Ça a presque son propre charme, vu comme ça. Mais fallait pas s'emballer, une fois sortis, la réalité les rattraperait bien vite.

« Au fait, t'as l'intention de rester ici bien longtemps? J'veux dire, t'as déjà vu que c'était pas exactement synonyme de sécurité par ici...»

Mais Berlin il était prêt à l'aider, peu importe où elle était. Et puisqu'elle était de passage par ici, dans sa ville natale, il était bien prêt à faire passer sa sûreté en priorité. De toute façon, il ne se le pardonnerait pas. Elle était bien venue ici pour le voir non?

« Je dois avouer que j'aimerais bien t'aider par rapport à ton amnésie, mais j'y connais rien. En attendant, j'accepte d'être ton guide dans notre jolie ville.» Il ponctua ses propos d'un léger sourire. Tous les deux avaient bien réussir à s'en sortir ces derniers mois, non? Il suffisait qu'ils continuent comme ça.

Et bon, il ne devait pas être si tard que ça quand même, ils avaient donc encore du temps devant eux, chez Luigi. Après, Berlin avait pas envie de trop se triturer les méninges avec le futur. On verra en temps et lieux ce qu'il faut faire. Jusqu'à présent, c'était une tactique qui marchait pas trop mal.

« Dis, c'est comment ailleurs? Probablement plus calme qu'ici, mais les gens vivent comment? »

Après tout, il n'était certainement pas sorti d'ici depuis début 2019, et il se demandait franchement comment la situation évoluait ailleurs. C'est pas comme s'ils avaient la télé pour s'informer des nouvelles.

Berlin, il avait beau se trouver dans l'une des plus grandes villes du Minnesota, il ne s'était jamais senti aussi coupé du reste du monde.

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MessageSujet: Re: « Et une pizza, ça te dit ? » ▬ Berlin & Serah   Dim 17 Aoû - 14:38




« Et une pizza, ça te dit ? »
Berlin & Serah

Berlin était si agréable dans ce qu'il faisait, enfin, il avait cet air tout perdu et pourtant concerné. Ou consterné. Je n'étais pas vraiment sûre de ce qu'il pouvait imaginer du reste du monde, mais j'imaginais que son sourire face aux abricots donnait assez le ton. Le monde restait magnifique malgré tout ce qu'il se passait dans les villes, sincèrement... Partout où j'allais, c'était la même rengaine, une nature magnifique, des humains exécrables. Une nature sauvage et prête à donner, des humains qui prenaient et détruisaient tout sur leur passage. Minneapolis était l'exemple même de ce que je pensais. L'humain était capable de détruire de magnifique paysage pour en faire une déchetterie à crime. C'était juste dégueulasse. Mais bon, les humains étaient simplement des machines à destruction, et je n'échappais pas à la malédiction, de ce fait, j'imaginais qu'on devait juste s'efforcer de recréer avec toutes les capacités et les technologies qui nous caractérisent... Je ne me prétendais pas supérieure aux autres, très honnêtement, j'étais juste lasse de cette situation, où tout le monde en profitait pour détruire un peu plus son voisin qu'il ne se détruisait seul. Mon dieu...

« Le monde ailleurs c'est... Beau. En fait. » Je pouvais pas l'expliquer avec quelques phrases, c'était trop compliqué. J'aurais pu lui montrer des photos, mais j'en avais pas. Alors... J'extirpais un petit carnet de mon sac et le lui tendis. J'avais juste pris l'habitude de dessiner vaguement quelques esquisses colorées avec quelques crayons de couleurs pour enfant que j'avais trouvé au détour d'une rue, en partant la première fois. C'était loin d'être du grand art, vraiment, mais c'était aussi représentatif de la réalité et de la beauté du monde que je le pouvais. Des mélanges de couleur, des arbres, des animaux, dessinés sur le fait et observés longuement, il fallait croire que la solitude ne me réussissait pas si mal que ça...

« Le monde est si magnifique Berlin... Mais les gens vivent comme ils le peuvent, parfois ça se passe bien, parfois moins bien. Je veux dire, j'ai vu des tueries, là bas aussi. J'ai vu des familles se déchirer, des groupes de personnes abandonner les leurs... Mais j'ai vu aussi des sauvetages, des rencontres, des amours naissants. Non, le monde est beau Berlin, et la nature reprend ses droits... » J'étais légèrement rêveuse, perdue dans ce monde qui n'était qu'à moitié le miens, après tout. Je ne connaissais rien de cet univers, je ne connaissais rien de moi. Est-ce que j'arriverai enfin à retrouver la mémoire, je ne sais pas si je l'espérais, j'avais cette perte étrange de confiance due au fait que j'avais l'impression d'être allée partout et que personne n'avait semblé me chercher. Mais je n'abandonnais pas. Peut-être, quelque part, quelqu'un s'inquiétait pour moi... Peut-être, quelque part, quelqu'un m'attendait désespéramment... En tout cas de mon côté, j'attendais désespéramment que cette personne daigne entrer dans ma vie. Vraiment.

« Enfin, je penses que je vais repartir d'ici ce soir, déjà, je sais que la ville est dangereuse et je ne voudrais pas te mettre dans une situation délicate vis à vis de ton groupe. » Berlin en avait déjà fait énormément pour moi, il n'était pas nécessaire qu'en plus de cela je lui pourrisse la vie. J'étais simplement passée m'assurer que tout allait bien. Bien sûr que non, tout n'allait pas bien... Mais au moins qu'il était en vie, en bonne santé, et qu'il avait à peu près le moral. Ça avait l'air d'aller à ce niveau, non ? On ne se connaissait pas si bien que cela mais il fallait dire j'avais l'impression d'être sur la même longueur d'onde avec lui. Nous luttions. Pour la vie, la survie, l'existence, peu importe...

« Et... Je n'ai toujours pas trouvé quelqu'un capable de m'aider, vis à vis de ma mémoire, j'avoue que je désespère légèrement en fait... Je veux dire, partout où je vais je regarde les autres et ils sont rarement seuls, ils appartiennent tous à des groupes, ils peuvent compter les uns sur les autres et... » Léger coup de blues, c'était aussi la raison pour laquelle j'étais venue le voir. Notre lien me rappelait que j'existais vraiment et m'évitait par la même occasion de sombrer totalement dans la folie. Ce qui aurait été sérieusement... Dommage. Je veux dire, sans aucune attache, j'aurais pu choper une arme et buter tous les gens sur mon passage... Non ? Bien sûr que si. Bien sûr que si et ça me faisait peur. Rester seule semblait être une habitude que j'avais pris sans m'en faire, sans effort, mais parfois elle me pesait. Comme s'il manquait quelque chose dans ma vie. Une présence, une personne peut-être, comme si j'avais perdu quelque chose. Mon dieu. Il fallait que j'arrête de délirer.
© astrae


HRP :
 

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Peut-être que ce n'est qu'une fois, qu'un sourire, qu'un baiser, qu'un soupir envolé. Si seulement ma mémoire me laissait entrevoir ce qu'était la vie d'autrefois. Peut-être qu'il faut payer le prix de la trahison, le prix du sang, mais il tache mes mains, à nouveau. Je m'extasie de la beauté du monde, de la force de la nature, quand les hommes sont les proies de la terreur. Je n'ai pas peur tu sais. Non. Jamais. ▽ où es-tu ?
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« Et une pizza, ça te dit ? » ▬ Berlin & Serah

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